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Afrique · Marchés d'assurances

Code CIMA : la conformité des assureurs d'Afrique francophone.

Le code CIMA est le cadre unique qui régit l'assurance dans quatorze pays d'Afrique francophone, dont le secrétariat général siège à Libreville. Pour une société d'assurance, la conformité prudentielle, comptable et de gouvernance conditionne son agrément et sa relation avec le régulateur. Normetis en tient les exigences, chacune reliée à sa preuve et à sa date de dernière évaluation.

Le cadre

CIMA : Marchés d'assurances.

Les compagnies d'assurance et de réassurance des 14 États membres de la Conférence Interafricaine des Marchés d'Assurances.

Un code unique pour quatorze États

Le traité instituant la CIMA a été signé à Yaoundé en 1992. Le code des assurances qui lui est annexé s'applique directement dans les États membres, ce qui évite quatorze régimes différents mais impose de suivre les règlements qui le modifient au fil du temps. La supervision est assurée par la Commission Régionale de Contrôle des Assurances (CRCA), qui agrée, contrôle et sanctionne les sociétés du marché.

Le capital minimum, un tournant structurant

La réforme des articles 329-3 et 330-2 du code a relevé le capital social minimum des sociétés anonymes d'assurance à 5 milliards de FCFA, appliqué selon un calendrier progressif. Au-delà du montant, elle a poussé le secteur vers plus de rigueur : une société doit désormais démontrer en continu sa solvabilité et la qualité de ses provisions, pas seulement au moment de l'agrément.

Un cadre prudentiel récemment renforcé

Le cadre évolue par règlements adoptés au niveau régional : relèvement du capital, règles sur les provisions techniques, encadrement des dividendes et de la micro-assurance. Suivre la CIMA, ce n'est donc pas lire un texte une fois, c'est savoir sur quelle version d'une exigence on travaille, et depuis quand.

Ce que le dispositif doit démontrer

La conformité au code se prouve sur plusieurs axes : solvabilité (états financiers, calcul de marge), provisions techniques constituées et représentées par des actifs éligibles, gouvernance et fonctions clés (organigramme, chartes, PV d'organes), contrôle interne formalisé (cartographie, plans de contrôle), LAB-FT (dossiers KYC, registre des déclarations) et protection des assurés (registre des réclamations, délais de règlement). Chaque axe appelle sa preuve.

Couverture fonctionnelle

Ce que Normetis contient pour CIMA.

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Exigences pré-chargées

Ce que l'outil contient déjà

  • 12 exigences auditables tirées du Code CIMA et de ses règlements.
  • Chaque exigence référencée sur le texte applicable.
  • Statuts de couverture prêts à l'emploi.

Ce que vous y faites

  • Analyse d'écart : Metis confronte vos documents aux exigences.
  • Rattachement des preuves, exigence par exigence, depuis la GED.
  • Un écart devient une action corrective assignée, avec échéance.

Ce que vous en sortez

  • Rapport de conformité CIMA : synthèse, écarts, preuves rattachées.
  • Plan de traitement des écarts, prêt pour la direction ou le contrôle.

En pratique

Là où CIMA coûte du temps.

Ce qui bloque n'est presque jamais la connaissance du texte. C'est la trace de ce qui a été fait, et le lien entre l'exigence et la pièce qui la couvre.

Le contrôle interne, point sensible des missions CRCA

La CRCA attend un dispositif de contrôle interne formalisé : cartographie des risques, procédures, plans de contrôle et traçabilité. Beaucoup de sociétés le documentent dans des classeurs dispersés, difficiles à présenter lors d'une mission. Centraliser ce dispositif réduit le risque d'observation et le temps de préparation.

Une spécificité mal servie par les outils internationaux

Les plateformes de conformité internationales couvrent l'ISO et le RGPD. Le code CIMA, la CRCA et le calcul de marge propre à la zone n'y figurent pas, ce qui laisse la partie la plus locale du travail dans un tableur. Normetis part précisément de ce cadre.

La superposition des cadres, un volet LAB-FT commun

Une compagnie de la zone relève aussi du droit des affaires OHADA, et souvent d'exigences de sécurité imposées par un partenaire ou un réassureur. Le référentiel CIMA intègre par ailleurs le volet LAB-FT commun aux institutions régulées de la zone. Une preuve déposée une fois se rattache aux exigences de plusieurs référentiels.

Ce que l'outil ne fait pas

  • Il ne se substitue pas aux contrôles de la CRCA ni aux obligations déclaratives officielles.
  • Il ne se substitue ni à l'auditeur ni au régulateur.
  • Il ne constitue pas un avis juridique.

Questions fréquentes

CIMA dans l'outil, en pratique.

Qu'est-ce que la CIMA ?

La CIMA (Conférence Interafricaine des Marchés d'Assurances) harmonise le droit des assurances de quatorze États d'Afrique francophone autour d'un code unique d'application directe. La Commission Régionale de Contrôle des Assurances (CRCA) en assure la supervision.

Quel est le capital social minimum d'une société d'assurance CIMA ?

À la suite de la réforme des articles 329-3 et 330-2 du code, le capital social minimum des sociétés anonymes d'assurance a été relevé à 5 milliards de FCFA, selon un calendrier progressif. Cette exigence de solvabilité renforcée pèse sur la structuration financière du secteur.

Les assureurs de la zone CIMA sont-ils soumis à la LAB-FT ?

Oui. Les sociétés d'assurance figurent parmi les organismes assujettis à la lutte anti-blanchiment et doivent tenir un dispositif de vigilance et de déclaration de soupçon, en plus des exigences prudentielles du code CIMA.

Qu'attend la CRCA en matière de contrôle interne ?

Un dispositif formalisé : cartographie des risques, procédures, plans de contrôle et traçabilité, avec une gouvernance et des fonctions clés clairement identifiées. Ce dispositif doit être présentable lors des missions de contrôle.

Nos filiales sont dans plusieurs États membres, faut-il un dispositif par pays ?

Le code est commun aux quatorze États, ce qui est précisément l'intérêt de la CIMA : le fond du travail se fait une fois. Ce qui reste local, ce sont les relations avec les autorités nationales et les particularités de votre agrément.

Souvent gérés ensemble

Les organisations soumises à CIMA gèrent souvent aussi :

OHADA

14 exigences

Droit des affaires

BCEAO

12 exigences

Réglementation bancaire UEMOA

LAB-FT

10 exigences

Lutte anti-blanchiment et financement du terrorisme

Ce cadre fait partie du dispositif GRC en Afrique francophone, qui réunit BCEAO, COBAC, CIMA, OHADA et la LAB-FT. Les 15 référentiels couverts sont listés sur la page référentiels, et le fonctionnement général sur la page logiciel GRC.

CIMA vous attend, déjà structuré.

12 exigences auditables dès la création du compte.